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Région Jura


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VIGNOBLE

JURA, ou la générosité d'un vignoble purement AOC
D’une superficie de 1 850 ha, le vignoble jurassien possède cependant une grande diversité de terroirs. La notoriété des vins du Jura s’appuie depuis toujours sur une image forte de terroir et sur la préservation de pratiques culturales et œnologiques traditionnelles. À la fin du XIXe siècle, 20 000 hectares de vigne s’étendaient dans tout le département. Après l’anéantissement du vignoble par le phylloxera, les vignerons jurassiens reconstruisirent avec courage une nouvelle viticulture de qualité. Leurs efforts furent récompensés avec l’obtention de la première AOC à Arbois en 1936.
Outre le climat, le sous-sol et les cépages, le savoir-faire du vigneron prend ici une part prépondérante dans les choix de vinification et d’élevage, avec un terroir omniprésent. La diversité est sans doute ce qui caractérise le mieux le vignoble jurassien : 5 cépages, 6 AOC, environ 200 exploitations professionnelles aux profils variés et enfin une riche gamme de produits accompagnant toutes les occasions. Ainsi, vins rouges et rosés, vins blancs et vin Jaune pour les vins tranquilles, mais aussi effervescents (Crémant du Jura), liquoreux (Vin de Paille), mistelles (Macvin du Jura), marcs et autres fines constituent la plus large palette qu’un vignoble puisse offrir. Caractère, richesse et diversité, générosité et typicité... des qualificatifs qui définissent admirablement les vins jurassiens.

Le mariage heureux d’un vignoble unique
Les vins du Jura sont cités par Pline le Jeune dès l’an 80 de notre ère, puis décrits dans des documents historiques à Arbois dès le Xe siècle, ou encore à Château-Chalon et Salins-les-Bains au XVIe siècle.
Si les prémices de la culture de la vigne dans le Jura nous échappent encore, de nombreux témoignages historiques dignes de foi laissent croire à une origine très ancienne...
La Séquanie, qui n’était pas encore la Franche-Comté, et ses vins, sont évoqués par Pline Le Jeune dans son livre d’histoire naturelle en ces termes : " […] Ce raisin qui sans apprêt, fournit un vin à saveur de poix, raisin célèbre du Viennois (Autriche), dont s’est enrichie la Séquanie […]". Allusion à peine voilée au célèbre cépage savagnin que nous connaissons aujourd’hui? En 1732, un décret limite la liste des cépages autorisés et marque les débuts d’une réglementation qualitative. Ainsi, une bonne partie des vignes, plantées avec des cépages interdits, disparaît. En 1774, une liste de 14 bons plants pour le vin est publiée. Dès lors, cette sélection garantit la qualité et accroît la notoriété des vins jurassiens.
De la Révolution jusqu’à la fin du XIXe siècle, le vignoble se développe continuellement : les propriétaires, nobles et ecclésiastiques, occupent la plupart des sites viticoles aujourd’hui réputés et permettent leur développement.

Un début de siècle de poudre et d’idéaux
Au début du XXe siècle, dans un monde viticole où le meilleur cotoie le pire, les moyens de lutte contre la fraude sont dérisoires. En 1902, Alexis Arpin, secrétaire de la société de viticulture d’Arbois, entre au syndicat national de défense de la viticulture. En 1906, il permet aux vignerons d’Arbois d’obtenir un certificat d’origine garantissant la provenance des vins et de protéger ainsi la marque "vin d’Arbois". Le 23 février de cette même année, alors qu’une loi met fin à la libre circulation des alcools et menace le droit de bouilleurs de crus, les vignerons d’Arbois déclenchent une grève de l’impôt. Après une prise d’otages des agents du fisc qui fait la Une de la presse nationale, l’administration recule.
En 1906 toujours, la première coopérative de vinification de France est créée à Arbois, à l’image des fruitières connues depuis le XIXe siècle pour la fabrication des fromages de Comté.

Phylloxéra : le Jura aussi...
Le phylloxéra n’atteint le Jura qu’en 1879 à Beaufort et à Arbois en 1886. Il se propage par vagues jusqu’en 1895, infectant une vigne puis une autre. En quelques années, le monde viticole français passe de l´euphorie à l´inquiétude puis à la désolation.
Finalement, un jurassien, Alexis Millardet (1838 – 1902) pose les principes du greffage des plants sur souches américaines : une découverte fondamentale, pour l’ensemble de la viticulture mondiale.

Les jurassiens, précurseurs de la qualité
En 1936 et 1937, le Jura obtient 4 Appellations d’Origine Contrôlées : Arbois, Château-Chalon, l’Etoile et Côtes du Jura. En 1970, la vigne ne représente plus que 8% de la Surface Agricole Utile alors que le Jura possède tous les atouts historiques, géographiques et géologiques pour développer son vignoble. Une relance s’opére alors avec des remembrements comme au Vernois, des replantations en cépages AOC, des contrôles accrus de la qualité, des prêts bancaires avantageux et la création d’une formation viti-vinicole qui facilite l’installation des jeunes. Henri Maire, qui reconstitue d’un seul tenant un vignoble de plus de 300 hectares sur l’AOC Arbois, illustre cette nouvelle ambition pour le vignoble jurassien...
Aujourd’hui, les grandes lignes du développement sont établies sur la base de la qualité. Des 20 000 hectares de qualités diverses à la fin du XIXe siècle, le vignoble jurassien se concentre sur une surface actuelle de 2 000 hectares de qualité supérieure.


TERROIR

Les secrets d’un terroir ou les racines d’un vignoble
Dans la recherche de qualité, les vignerons du Jura ont eu très tôt conscience d’une relation entre la qualité d’un vin et les particularités d’un lieu. Au delà des composantes quantifiables et analysables du terroir (géologie, pédologie, climat), la place de l’homme au cœur du terroir leur apparaît dans toute son évidence, ce qui explique leur action prémonitoire en faveur des AOC.

Une géologie et des sols originaux
Dans le Jura, les différentes couches de roches que nous observons en coupe se sont déposées et consolidées depuis plusieurs millions d’années. Le Revermont se situe au pied du premier plateau jurassien, à l’Est de la plaine de la Bresse.
Ce premier plateau est parfois "creusé" par des reculées spectaculaires qui sont transversales aux grandes lignes du relief. Ces vallées sans issue sont souvent des lieux de résurgence des eaux souterraines qui se sont infiltrées dans les failles et les fissures du premier plateau. Le vignoble se localise sur des pentes assez accidentées dont l’altitude varie généralement de 200 à 400 mètres.

Les terrains qui composent le Jura appartiennent pour la plupart à l’ère secondaire ou jurassique (150 millions d’années) et occupent les deux tiers du département. Les couches de roches ont été fortement plissées vers le milieu du tertiaire suite à la surrection alpine. Ce soulèvement a donné lieu à des plis en creux et en relief, appelés ici val et voûte, mais aussi à de nombreuses failles. Sous l’effet des pressions latérales, la couverture sédimentaire a glissé vers l’ouest pour venir chevaucher le fossé bressan et en même temps les mouvements verticaux ont favorisé les plissements et les failles. Ensuite, l’érosion acheva le travail, particulièrement pendant les glaciations, en creusant les vallées et en laissant affleurer les calcaires des collines et du premier plateau. En conséquence, le calcaire prédomine largement et sa formation est constante à toutes les ères géologiques : primaire, secondaire et tertiaire. Cette roche, perméable et soluble, est très favorable à la vigne et en particulier aux cépages jurassiens. Par ailleurs, les coteaux adossés au plateau calcaire ont des sols assez complexes où se mêlent différentes marnes (bleues, grises, rouges, noires du lias moyen et supérieur), des argiles du trias et des éboulis calcaires. Ces marnes, associées à des éboulis de falaises du bajocien et des argiles du lias, constituent les meilleures terres à vigne du Jura.


Du soleil et de la pente
Le vignoble jurassien appartient aux vignobles septentrionaux de France avec la Champagne, l’Alsace et la Bourgogne. Son climat est de type semi-continental et ses variations climatiques peuvent être brutales. La température moyenne annuelle est comprise entre 11° et 13° pour une durée d’ensoleillement variant de 1 700 à 1 900 heures. Les étés jurassiens sont généralement chauds et secs. Dans le Jura, l’exposition sud ou sud-ouest garantit au vignoble un ensoleillement important et une protection aux vents du sud-est et du nord, "la bise noire".
Les printemps souvent très pluvieux participent à des moyennes de l’ordre de 1 150 mm de précipitations par an sur le Revermont. Bien que de petite surface, le vignoble possède des microclimats assez contrastés en raison de la morphologie du relief, selon son exposition au soleil, son altitude et sa pente. Ainsi, le choix des cépages se fait aussi en fonction de leur caractère, précoces comme le Poulsard et le Pinot ou plus tardifs comme le Savagnin et le Trousseau.

LES APPELLATIONS

Aujourd’hui, 90% de la surface viticole jurassienne produisent des vins d’appellation.
Le Jura bénéficie de quatre appellations "géographiques" : Arbois, Château-Chalon, l’Étoile et Côtes du Jura et de deux AOC "produits" : Macvin du Jura et Crémant du Jura. Le mariage de ces différentes AOC "produits" et "géographiques" symbolise à merveille l’harmonie des cépages, des terroirs locaux et du savoir-faire des viticulteurs.

LE VIN DE PAILLE

L’élaboration particulière du Vin de Paille et les arômes qu’il développe en font un vin remarquable. Ses grappes sont sélectionnées avec la plus grande attention afin de ne retenir que les plus beaux fruits. On les laisse ensuite se déshydrater plusieurs mois dans une pièce sèche et aérée.

Un nectar de patience !
Le vin de paille dispose d’une mention traditionnelle qui traduit une méthode d’élaboration très particulière. On retrouve cette mention pour les AOC Côtes du Jura, Arbois et l’Étoile. Le rendement de base du Vin de Paille est fixé à 20 hectolitres par hectare. Les raisins doivent sécher pendant une durée minimum de six semaines soit sur un lit de paille, dont il tire l’origine de son nom, soit sur des claies, soit suspendus afin de réaliser une sélection des plus beaux grains. L’objectif est d’obtenir une concentration naturelle des baies de raisins.
Les locaux de stockage sont aérés mais non chauffés. Entre Noël et la fin février, après pressurage des baies déshydratées regorgeant de sucre, on obtient 15 à 18 litres de moût pour 100 kilos de raisins. Une fermentation lente qui s’achève naturellement donne un vin naturellement doux qui titre entre 14,5° et 17° d’alcool. Il vieillira ensuite trois années en petits tonneaux pour développer ses arômes de fruits confits, pruneau, miel, caramel, ou orange confite.

Le Vin Jaune

Le vin Jaune est considéré comme l’un des plus grands vins du monde. Château-Chalon est son vignoble natal mais il est également produit en appellation Arbois, L’Étoile et en Côtes du Jura. Sa couleur est jaune or, d’où son nom. Il doit sa renommée à ses qualités organoleptiques ainsi qu’à son élaboration aussi originale que mystérieuse.

Un vin de roi pour le roi des vins !
Le Vin Jaune fait l’objet d’un élevage spécifique car une fois la fermentation achevée, il doit être conservé au minimum six ans et trois mois en fûts de chêne sans soutirage ni ouillage. Durant son vieillissement, un voile de levures se développe en surface et préserve le vin de l’oxydation en le privant de contact avec l’air ambiant. Ce sont ces levures qui permettent au vin jaune d’obtenir mystérieusement ses caractéristiques organoleptiques si complexes. Une fois le vieillissement terminé, il est mis en bouteille spécifique et unique, appelée "clavelin".
Le Clavelin ne contient que 62 cl. Cette originalité s’expliquant par le fait qu’un litre de jus de raisin se réduit globalement à 62 cl de vin jaune à la fin de son vieillissement. Le clavelin est la seule bouteille autorisée pour le conditionnement du Vin Jaune. Vin exceptionnel, certaines de ses bouteilles sont plus que centenaires. La plus ancienne dégustée était de 1774 !


Source : CIVJ


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