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Région Bordelais


Image 1 Bordelais
Image 2 Bordelais

LA TYPICITE DES VINS DE BORDEAUX

La qualité du raisin résulte de l’interaction de 4 facteurs : le site, le climat, la nature des sols, l’encépagement.

Les vins de Bordeaux proviennent de raisins de très grande qualité, soigneusement vinifiés.
L’interaction du climat et des différents sites (pente, exposition, topographie générale) existants dans le bordelais forme des microclimats très localisés et très nombreux en Gironde. Ces microclimats en relation avec les différentes natures de sols, définissent de véritables milieux environnants pour la vigne, d’étendue limitée, et appelés terroirs. La qualité de ces terroirs s’exprime au travers des potentialités qualitatives des différents cépages, et donne ce que l’on appelle communément dans le bordelais, des Crus. Le terme de Cru, que l’on retrouve souvent sur l’étiquette d’un vin de Bordeaux, (Cru bourgeois, Cru classé) témoigne de la qualité des terroirs et cépages de l’exploitation, et du savoir-faire du vigneron.

LE SITE

La topographie de la Gironde présente deux secteurs d’aspects très différents:
- à l’ouest, un plateau s’abaissant doucement vers le littoral
- à l’est, un plateau peu élevé (100-130 m), très ondulé avec des vallées assez profondes, mais sans pentes sévères ni accidents de terrain.
L’hydrographie, constituée par deux grands fleuves, la Garonne et la Dordogne, ainsi que de nombreux petits cours d’eau, çà et là, permet de satisfaire naturellement en année normale les besoins hydriques du vignoble de Bordeaux.
Le vignoble de Bordeaux est ainsi établi sur un site privilégié favorable à la culture de la vigne et à l’obtention de vins de qualité.

LE CLIMAT

Situé en bordure de l’Océan Atlantique et exactement sur le 45e parallèle Nord (à mi-chemin entre le Pôle et l’Équateur), Bordeaux jouit d’un climat océanique tempéré. Ce climat est d’autant plus tempéré qu’il subit d’une part, l’influence du Gulf Stream (courant marin chaud provenant des Caraïbes et longeant le littoral aquitain) qui réchauffe et régule les températures de la région, et d’autre part, l’influence de la très grande bande forestière de pins qui forme un écran protecteur très efficace contre les vents de l’Atlantique.
Le climat qui règne sur le bordelais est agréable, avec des étés ensoleillés, de beaux automnes, des hivers aux gelées très rares et des printemps relativement humides.
Les seuls accidents climatiques craints par les viticulteurs, sont :
- les gelées de printemps au moment de la floraison (comme cela s’est produit en 1991),
- les pluies froides au moment de la fécondation, car elles peuvent provoquer une coulure (avortement du grain par destruction de la fleur),
- la grêle qui, jusqu’au moment de la récolte, peut occasionner de graves dégâts sur la vigne.

LES SOLS
La nature des sols est l’élément capital de l’implantation d’un vignoble de qualité. Bordeaux a la chance de posséder une diversité de sols particulièrement favorables à la culture de la vigne :
- Sur la rive gauche de la Garonne et de l’estuaire de la Gironde, on rencontre principalement des sols de Graves, d’épaisseur variable, résultant de l’érosion millénaire des Pyrénées par la Garonne. Ces sols, constitués de galets, de graviers et de sables, sont très filtrants et ont un fort pouvoir d’accumulation de chaleur favorisant la maturation des raisins.
- Sur la rive droite de la Dordogne on rencontre toute une palette de sols où se mêlent les argiles, le calcaire, le sable et un peu de graves. Ces sols ont la propriété de capter et de retenir l’eau de pluie. Cependant, situés généralement en coteaux et dotés d’une bonne potentialité de drainage, ils laissent l’eau en surplus s’écouler en profondeur où elle ne risque pas d’asphyxier les racines de la vigne.
- Entre Garonne et Dordogne, les sols sont essentiellement argilo-calcaires. Ils ont, de ce fait, un caractère frais et humide comme ceux situés sur la rive droite de la Dordogne.
Ainsi, on trouve à Bordeaux, sur des sols totalement distincts, des vignobles d’égale réputation qui donnent naissance à des types de vins aux caractères organoleptiques très différents.

LES CEPAGES

Les cépages utilisés dans le vignoble bordelais sont :

En rouge :
Le cépage le plus représenté est le Merlot. C’est un cépage précoce qui s’adapte à la plupart des sols du Bordelais, tout en préfèrant le caractère frais et humide des sols à texture argileuse. Il mûrit bien, mais il est sensible à la pourriture grise, ainsi qu’à la coulure. Il apporte au vin couleur, richesse alcoolique, souplesse et rondeur, ainsi qu’une évolution aromatique relativement rapide.
Le Cabernet Sauvignon, image traditionnelle du vignoble bordelais, est un cépage tardif particulièrement adapté aux sols graveleux, chauds et secs, de la rive gauche de la Garonne. Il est résistant à la pourriture grise et donne une production régulière et mesurée. Très aromatique dans les vins jeunes, il apporte la richesse en tannins favorable à une longue conservation.
Au vieillissement, on obtient des vins typés par un bouquet riche, complexe et harmonieux.
Le Cabernet Franc, surtout cultivé dans la région du Libournais, donne des vins riches en alcool et en polyphénols : son aptitude au vieillissement et la finesse de ses arômes sont très appréciées.
Cépages auxiliaires : le Cot (ou Malbec), le Petit Verdot et la Carmenère.

En blanc :
Le Sémillon est un cépage blanc très apprécié et bien implanté en Gironde, surtout dans les régions productrices de vins blancs liquoreux où il donne des vins dorés, fins et très onctueux.
Le Sauvignon blanc apporte une richesse en sucre élevée et un très bon potentiel aromatique. Il donne des vins blancs secs d’une couleur jaune pâle au bouquet particulier fin et corsé.
La Muscadelle produit des vins peu acides, ronds avec des arômes un peu musqués, floraux et puissants.
Cépages auxiliaires : le Colombard, le Merlot blanc et l’Ugni blanc.

Répartition des superficies plantées par cépage

CEPAGES ROUGES : 89% de la superficie plantée
62% Merlot
25% Cabernet Sauvignon
12% Cabernet Franc
1% Autres

CEPAGES BLANCS : 11% de la superficie plantée
54% Sémillon
35,5 % Sauvignon
6,5 % Muscadelle
4 % Autres

HISTOIRE DU VIGNOBLE

Les premiers vignobles de Bordeaux
Au premier siècle de notre ère, un événement majeur bouleverse l’histoire de la viticulture : la découverte d’une nouvelle vigne, résistante aux hivers rigoureux. La région bordelaise est à cette époque habitée par une peuplade de guerriers celtiques, les Bituriges.
Ceux-ci décident de planter leur propre vignoble grâce à la création d’un nouveau cépage : le biturica.

L’Angleterre et la naissance d’un grand vignoble commercial au XIIe siècle
En 1152, Aliénor, Duchesse d’Aquitaine, épouse Henri Plantagenêt, futur roi d’Angleterre. Dès lors, les échanges entre l’Aquitaine et les Iles britanniques se multiplient, permettant un essor important des exportations viticoles du Bordelais. Deux fois l’an, à Noël et à Pâques, une véritable flotte du vin part d’Angleterre pour "aller au vin" et exporter vers Bordeaux aliments, textiles et métaux. Ce courant d’échanges sera brusquement interrompu en 1453 avec la reconquête de la Principauté d’Aquitaine par les armées françaises suite à la fameuse bataille de Castillon.

Le rôle des Hollandais au XVIIe siècle
Une nouvelle ère s’ouvre alors pour le Bordelais, avec l’apparition de nouveaux clients : les Hollandais, les Hanséates et les Bretons. Ce bouleversement qui s’opère dans la répartition des exportations viticoles s’accompagne de profondes mutations dans la nature même des vins vendus. Les Hollandais inaugurent en effet des habitudes commerciales bien différentes de celles de leurs prédécesseurs anglais, avec le développement de l’eau-de-vie.
Les Bordelais se mettent alors à fournir, en plus des traditionnels "Clarets", des vins blancs secs et semi-liquoreux destinés à la distillation.

XVIIIe siècle : les Iles d’Amérique
Au XVIIIe siècle, les "Iles d’Amérique", St-Domingue et les Petites Antilles, assurent la croissance des exportations viticoles bordelaises. Par ce trafic colonial, Bordeaux connaît une extraordinaire prospérité jusqu’à la Révolution. L’Angleterre, quant à elle, ne représente plus que 10% des exportations de vins de Bordeaux, mais elle met à la mode des vins fins, recherchés par la "High Society" londonienne.

XIXe siècle : crise et prospérité
- La situation générale du vignoble girondin au début du XIXe siècle se caractérise essentiellement par une profonde langueur commerciale. Au milieu du siècle, une terrible maladie frappe le vignoble : l’oïdium. Repérée d’abord en pays anglo-saxon, elle apparaît pour la première fois dans le Bordelais aux alentours de 1851. En 1857, on découvre que des procédés de soufrage peuvent enrayer la maladie.
- Une fois conjuré le péril de l’oïdium, le vignoble girondin entre dans une ère de prospérité dont témoigne en particulier le fameux classement de 1855 recensant une partie des crus de la Gironde (Médoc, Sauternes, Haut-Brion dans les Graves).
La Révolution Industrielle et le développement d’un esprit libre-échangiste parmi les négociants et les propriétaires girondins contribuent largement à cette prospérité. Elle connaît son apogée entre 1865 et 1887 avec une hausse importante de la production et une augmentation considérable des exportations, notamment vers l’Allemagne, la Scandinavie, la Belgique, les Pays-Bas et bien sûr l’Angleterre qui s’avère dès lors le meilleur client de par les volumes et la qualité des vins achetés. Seul point noir, les Etats-Unis qui jusque là ne connaissaient guère de droits mis à l’entrée des vins voient, après 1865, leurs taxes s’élever considérablement.
- La crise phylloxérique (1875-1892) : un quart de siècle après l’oïdium, un petit insecte jaune repéré pour la première fois dans le Bordelais entre 1865 et 1869, menace les ceps de vigne. En 1882, la quasi-totalité des communes est touchée et tous les cépages sont atteints indistinctement. Le vignoble sera finalement sauvé par la greffe de cépages français sur des porte-greffes américains. Non sans mal, car combinée au phylloxéra, s’ajoutait une nouvelle calamité, conséquence directe de l’importation de pieds américains : le mildiou, champignon parasite déjà bien connu aux Etats-Unis maîtrisé grâce à la fameuse "bouillie bordelaise" (mélange de chaux et de sulfate de cuivre).

Le XXe siècle, l’ère des législations
Fin XIXe – début XXe, le vignoble connaît une nouvelle crise : celle des fraudes et de la baisse des prix. Pour s’en prémunir, les Girondins participent à l’élaboration d’une législation nationale (1911) sur l’origine des vins. Cette législation délimite de aires d’appellations excluant, pour le vignoble bordelais, les départements autres que la Gironde. Imparfaite et mal appliquée en raison du premier conflit mondial, cette délimitation ne sera reprise qu’en 1936 après la création de l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine).
A la notion d’appellation d’origine s’ajoute désormais celle du contrôle de la qualité et avec elle, celle de l’appellation d’origine contrôlée, qui représente 98,5% de la production bordelaise. De nouveaux classements seront créés pour les Graves, puis pour St-Emilion à partir de 1955. Après les terribles gelées de 1956, le vignoble retrouvera peu à peu son dynamisme, aidé notamment par un accroissement de la demande dans le monde entier.

Source : CIVB


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