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Région Savoie et Bugey


Image 1 Savoie et Bugey
Image 2 Savoie et Bugey

LE VIGNOBLE DE SAVOIE

Localisation

Le vin de Savoie se répartit en une vingtaines d’îlots ou de rubans dans quatre départements de la région Rhône-Alpes (Savoie, Haute-Savoie, Isère et Ain), qu’il intéresse d’une façon tout à fait inégale.

En Haute-Savoie (170 ha) :
- la rive sud du Léman : crus Ripaille, Crépy, Marignan et Marin.
- la côte d’Arve : Ayze.
- la vallées des Usses : Frangy.
- Au bord du Rhône : Vignoble de Seyssel partagé avec l’Ain pour 90 ha.

En Savoie (1550 ha) :
- les premières côtes de la rive gauche du Rhône : Chautagne.
- le versant occidental de la montagne du Chat : Marestel, Monthoux, Joigneux.
- le Val du Bourget et la cluse de Chambéry : Monterminod, St Joire, Chignin, Bergeron, Apremont et Abîmes qui débordent sur l’Isère pour 130 ha.
- La rive droite de la Combe de Savoie : Crus Montmélian, Arbin, Cruet et Saint Jean de la Porte

Poids économique
Au cours de vingt dernières années, la viticulture s’est progressivement imposée comme la première production végétale du département et la seconde livraison de produits agricoles après le lait.
Mais l’histoire de la viticulture en Savoie semble constituée d’une succession de périodes fastes durant lesquelles la vigne s’est montrée conquérante et de temps plus difficiles où elle a du se replier sur ses positions les plus écologiquement favorables.

Relief

Avec une altitude moyenne de 1 500 m, 36 sommets de plus de 3 500 m et 107 de plus de 3 000 m, la Savoie s’identifie comme un département de haute montagne dans lequel on a peu de chances de découvrir des vignobles.

Mais les glaciers du quaternaire ont modelé de grandes vallées et, en se retirant, abandonné d’importantes quantités de roches arrachées aux sommets et aux versants : les moraines. Ces amas ainsi que les cônes de déjection torrentiels ou les effondrements accidentels (Granier), combinés à des conditions altitudinales (entre 300 et 600 m) et à des expositions propices constituent des sites privilégiés pour l’implantation de la vigne.

Climat

En dépit de son caractère montagneux, la Savoie présente un climat étonnement tempéré, sa dominante continentale étant modulée par de fortes influences océaniques. Mais c’est surtout le contraste des situations, trouvant son origine dans les différences d’altitude, qui apparaît le plus marquant.

Les précipitations, augmentant avec l’altitude, atteignent un niveau relativement élevé en Savoie (1 200 mm par an), mais sont réparties de façon homogène (environ 150 jours) sur les différents mois de l’année. Du fait de l’installation du vignoble sur des sols souvent pentus et généralement bien drainés, l’importance des apports d’eau n’est pas gênante.

Par contre, leur régularité favorise le développement des maladies cryptogamiques, peut engendrer la coulure au moment de la floraison et prédispose aux gels de printemps, quand la neige stationne encore à basse altitude, ou aux chutes de grêle estivales.

Les cépages

Le vignoble français recèle environ 250 cépages différents. Les vins de Savoie sont issus de 23 cépages, ce qui est exceptionnel, compte-tenu de la taille du vignoble. Cette diversité résulte sans doute de la variété des sols et des situations de plantation ainsi que des conditions climatiques limites qui ont longtemps contraint le viticulteur à des essais.

La situation frontalière de la région a certainement également contribué à la propagation des cépages, on retrouve d’ailleurs en Piémont, en Dauphiné et dans l’Ain la plupart des cépages savoyards.

«Ne peuvent être plantées, replantées et greffées que les variétés recommandées et des variétés autorisées» (article 13 du règlement CEE n° 822/87).

Le choix, limité aux cépages dans la zone, doit être guidé par l’adaptation aux conditions pédoclimatiques, sachant que dans les vignobles septentrionaux, l’influence du climat est souvent très contraignante. On classe les cépages en trois groupes, selon leur date de débourrement (précoce, moyen ou tardif), ou selon leur exigence en chaleur pour arriver à maturité (première, seconde ou troisième époque). Pour les principaux cépages savoyards, les deux classements se confondent séparant les cépages de première époque et débourrement précoce (Gamay, Pinot noir, Chasselas, Chardonnay) de seconde époque et débourrement moyen (Jacquère, Mondeuse, Altesse, Gringet, Molette, Roussanne).

Evolution des cépages, une affaire départementale :
- Le Jacquère est le cépage blanc le plus répandu. Ses surfaces progressent régulièrement et représentent actuellement 55% du vignoble savoyard et 92% dans l’Isère.
- L’Altesse intéresse la moitié des surfaces de l’Ain, 9% de la Haute-Savoie et 6% de la Savoie. Il est partout en expansion.
- Le Chasselas n’est présent qu’en Haute-Savoie où il occupe 70% du vignoble.
- La Molette blanche dans l’Ain (17% des surfaces), le Gringet en Haute-Savoie (11%), le Chardonnay en Savoie (2%) et Ain (9%) complètent cet inventaire des cépages blancs.
- Le Gamay, cépage rouge dominant, couvre 18% du vignoble de Savoie, 14% de celui de l’Ain et 5% de l’Isère. La tendance est à la stabilité.
- La Mondeuse progresse en Savoie (10%) et dans l’Ain (3%). L Pinot noir est généralement savoyard (4%).

Les AOC

En France, la notion d’AOC est définie par une loi de 1935. Un vin (ou une eau de vie), ne peut porter une appellation d’origine que si celle-ci est consacrée par des usages et une renommée constatée. Cette renommée repose sur des critères qualificatifs liés à des facteurs naturels (climat, nature du sol, topographie, cépage), qui définissent le terroir viticole, et à l’intervention de l’homme qui agit suivant des usages locaux, loyaux et constants.

L’appellation d’Origine, droit collectif appartenant à des producteurs qui se soumettent ) des règles strictes de production et de fabrication, est donc caractérisée par un milieu géographique délimité et une originalité fondée sur son lieu et ses conditions de production.

Chronologiquement, il faut distinguer :

2 Appellations d’Origine Contrôlée de vignobles (AOC)
- SEYSSEL (décret du 11 février 1942), limité à 3 communes : Seyssel (74), Seyssel et Corbonod (01).
- CREPY (décret du 29 avril 1948) qui intéresse également 3 communes : Ballaison, Douvaine, Loisin (74).

L’Appellation d’Origine Contrôlée régionale
- VIN DE SAVOIE ( décret du 4 septembre 1973 et du 21 avril 1989), qui délimite un vignoble AOC intégrant 28 communes de Savoie, 20 de Haute-Savoie , 2 de l’Ain et 1 de l’Isère.

Vin de Savoie :
Abymes : Apremont, Les Marches, Myans (73) et Chapareillan (38).
Apremont : Apremont, Les Marches, Saint- Baldoph (73)
Arbin : Arbin (73)
Ayze : Ayze, Bonneville et Marignier (74)
Chautagne : Chindrieux, Motz, Ruffieux et Serrières-en –Chautagne (73)
Chignin : Chignin (73)
Chignin-Bergeron ou Bergeron : Chignin, Francin et Montmélian (73)
Cruet : Cruet (73)
Jongieux : Billième, Jongieux , Lucey, Saint-Jean-de-Chevelu, Yenne (73)
Marignan : Sciez (74)
Marin : Marin, Publier (74)
Montmélian : Francin et Montmélian (73)
Ripaille : Thonon-les-Bains
Saint-Jean-de-la-Porte : Saint-Jean-de-la-Porte
Saint-Jeoire-Prieuré : Saint-Jeoire-Prieuré

Roussette de Savoie :
Frangy : Chamont, Désigny et Frangy (74)
Marestel : Jongieux et Lucey (73)
Monterminod : Saint-Alban-Leysse (73)
Monthoux : Saint-Jean-de-Chevelu (73)

Pétillant et mousseux de Savoie :
Ayze : Ayze, Bonneville et Marignier (74)


Les eaux de vie et le marc de savoie

Une loi de 1837, au temps où l’alcool était encore considéré comme un médicament, accorda aux bouilleurs du cru (producteurs de fruits) le droit de distiller chaque année 1 000° d’alcool détaxé. Ce droit se transmit automatiquement par héritage, jusqu’à la loi de 1960 qui supprima le privilège à la mort du titulaire. Depuis, la population des bouilleurs de cru se réduit rapidement, de même que celles des bouilleurs ambulants qui servent les alambics.
La production de distilleries locales ne compense pas cette réduction et le volume d’alcool produit est en constante diminution
La consommation de ces produits diminue régulièrement, en dépit des efforts réalisés par les producteurs, qui effectuent une sélection rigoureuse des matières premières utilisées et vieillissent l’alcool de plus en plus souvent en fût. Le label « Marc de Savoie » parviendra-t’il, dans une conjoncture difficile, à inverser cette tendance lourde ?
Pari difficile quand on sait que plus de 70 % du prix de la bouteille de marc est constitué par les taxes…


LE VIGNOBLE DU BUGEY

Le Bugey est situé au Sud-Est du département de l'Ain, au coeur du triangle Lyon - Grenoble - Genève. Aux côtés de la Douce Bresse, de la langoureuse Dombes et de l'atypique Pays de Gex, il tient une place particulière.
Son relief, très contrasté et de toute beauté, réserve bien des surprises aux promeneurs mais aussi aux amateurs et connaisseurs de vins.

Un vignoble facile d'accès depuis les grandes métropoles de Lyon, Grenoble et Genève grâce à un important réseau de communication routier et ferroviaire.
Le vignoble du Bugey est secret par sa taille puisqu'il couvre seulement 500 hectares répartis en 3 îlots de production :

Secteur de Cerdon : Vignoble situé sur de très fortes pentes exposées au sud à des altitudes parfois élevées (plus de 500m).
Secteur de Montagnieu : Le long de la rive droite du Rhône, ce vignoble orienté d'est en ouest sur un versant exposé plein sud se distingue sur certaines portions par ses pentes abruptes plongeant vers le fleuve.
Secteur de Belley : Des contreforts du massif du Colombier jusqu'au rivage du Rhône, ce vignoble rassemble une grande complexité de situations géologiques et topographiques.
Les vignerons ont retenu les meilleures parcelles souvent situées à mi-pente, exposées au Sud afin de bénéficier de la meilleure qualité.


Des origines au Moyen Age
L'existence de la vigne en Bugey est relatée dès le 1er siècle après J.C.. Les Romains favorisèrent son développement en trouvant des débouchés à Rome, mais en concurrençant les vins italiens... L'arrachage des vignes ordonné par l'empereur Domitien stoppa le développement dans la région.
Ce n'est qu'au moyen âge, sous l'impulsion des moines que la vigne va réapparaître.
Ces derniers, grâce à leurs connaissances agronomiques approfondies, sélectionnèrent des terroirs de qualité qui furent exploités jusqu'au XVIIIe siècle.
A cette époque, seuls les moines trouvaient un intérêt à cultiver la vigne dans la région. En effet, l'absence de débouchés commerciaux facilement accessible depuis le secteur détourne les agriculteurs de ce type de culture.

De la Révolution au XXème siécle
A l'issue de la révolution, le vignoble appartenant à des propriétaires fortunés, se développe autour de Belley et du Revermont.
C'est à cette époque que Brillat Savarin, originaire du Bugey et exploitant son vignoble "Le Côte-Grêle" à Vieu, fait l'apologie des vins locaux.
C'est au XIXe siècle que le vignoble est à son apogée (plus de 7000ha). Le Docteur Jules Guyot relate qu'en 1868, la vigne représente 25% du produit agricole du département. Malheureusement la crise phylloxérique qui suivit, la succession des deux guerres mondiales, a anéanti le vignoble et ne restaient que des parcelles peu qualitatives produisant des vins médiocres.
Jusque dans les années 1950, les vins du Bugey souffraient d'un manque de qualité crucial car l'on préférait la quantité à la qualité par peur de manquer.
Sous l'impulsion de quelques personnalités fortes, il y eut une prise de conscience de la nécessité de développer à nouveau des vins de grande qualité. C'est ainsi que fut crée en 1955, le Syndicat de défense viticole du Bugey. Celui-ci avait pour mission l'organisation de la commercialisation des vins et la mise en place d'une appellation d'origine pour le vignoble. Le travail important entrepris, permis d'aboutir en 1958 à l'Appellation d'Origine Vins Délimités de Qualité Supérieure Bugey et Roussette du Bugey.
Les efforts continus pour produire des vins de qualité ont porté leurs fruits et les vins du Bugey bénéficient aujourd'hui d'une bonne notoriété. Une seule étape reste aujourd'hui à atteindre : l'accession en Appellation d'Origine Contrôlée !!!

Les terroirs

Les sols toujours calcaires sont soit constitués d’éboulis issus des pentes vertigineuses des montagnes et falaises qui concentrent dans le raisin toute l’expression du Bugey, soit d’origine glaciaire, argileux parfois graveleux où les vins tirent toute leur élégance et leur rondeur.

Le secteur de Belley : les parcelles sont souvent situées sur des coteaux à faible pente ; néanmoins les secteurs viticoles installés sur les pentes du Grand Colombier présente souvent une déclivité importante. La qualité de leur sol (éboulis calcaires) leur confère une grande qualité pour la production viticole.
La zone viticole autour de Belley est caractérisée par des variabilités importantes au niveau des sols et l’on peut rapidement passer d’un sol pauvre, où la roche mère affleure à un coteau au sous sol profond.

Le secteur de Montagnieu : de Saint Benoît à Montagnieu, la pente devient de plus en plus importante. Le premier secteur présente des parcelles plus facilement mécanisables que le dernier. Les terroirs sont différents entre ces deux secteurs puisque l’on passe de sols argilo calcaires assez profond à des éboulis calcaires au sous sol drainant. Quelques secteurs marneux sont présents sur Montagnieu.

Le secteur de Cerdon : La majorité des parcelles de vignes de ce secteur est implantée sur des coteaux aux pentes très importantes. Le travail de la vigne y est rendu très difficile et les productions d'issues de ces terroirs donnent des vins originaux à travers la fameuse Méthode Ancestrale qui a fait la renommée de Cerdon.


Source : CIVS


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