Tout commence en 1650, alors que la famille Boiron, installée à Châteauneuf-du-Pape, possède une exploitation agricole. Si le travail de la vigne n’est pas encore une priorité, les Boiron se laissent progressivement séduire par la saveur et la fragrance envoûtantes du vin. Les champs laissent place à un vignoble de plus en plus grand, où les cépages de l’appellation sont choyés.
L’histoire perdure durant plusieurs siècles, jusqu’au jour où Armand Cellier, tailleur de pierres ardéchois venu faire les vendanges, tombe...
Tout commence en 1650, alors que la famille Boiron, installée à Châteauneuf-du-Pape, possède une exploitation agricole. Si le travail de la vigne n’est pas encore une priorité, les Boiron se laissent progressivement séduire par la saveur et la fragrance envoûtantes du vin. Les champs laissent place à un vignoble de plus en plus grand, où les cépages de l’appellation sont choyés.
L’histoire perdure durant plusieurs siècles, jusqu’au jour où Armand Cellier, tailleur de pierres ardéchois venu faire les vendanges, tombe sous le charme de Marie-Antoinette Boiron, fille de l’exploitant. Leur union est finalement célébrée le 19 novembre 1938, quelques mois avant qu’Armand ne soit mobilisé pour la guerre et qu’il ne soit détenu prisonnier en Allemagne pendant cinq ans. Une fois retrouvés, les époux deviendront parents de deux enfants, Roseline et Marceau (surnommé « Marc »), puis hériteront dans les années 50 des terres Boiron, représentant à l’époque 7 hectares.
En 1970, marchant sur les traces de son père, Marceau Cellier reprend à son tour l’exploitation familiale, après un service militaire en Allemagne. Ayant connu les vignes pour seul horizon durant toute sa jeunesse, cet amoureux de la terre connaît tous les secrets du domaine. Annie Jacumin, sa femme, sera d’un soutien sans égal : fille de vigneron, elle permet au domaine familial de s’agrandir d’environ 4 hectares. Marceau perpétue ainsi la tradition jusqu’en 2007, où il passe le flambeau à ses descendants. Au total, il aura conduit le domaine pendant plus de 37 ans.
La troisième génération des Cellier poursuit ainsi sa route, entre tradition et modernité. Déposant officiellement en août 2007 le nom « Domaine des 3 Cellier », Ludovic Cellier (frère aîné), sa femme Nathalie, et ses frères Julien (cadet) et Benoit (benjamin) ont le façonnage de la vigne et l’élaboration du vin dans le sang. Héritiers du savoir de dix générations d’exploitants et riches de qualifications différentes, tous contribuent à la réussite du domaine.