Accueil
>
Découvrir
>
Cépage
> Cépage Mourvèdre - Rouge

Cépage Mourvèdre - Rouge

image 1 Mourvèdre
Le cépage Mourvèdre en Languedoc
Il a été implanté dans le sud de la France depuis le Moyen-âge. Il donne des vins de grande qualité, corsés, colorés et riches en tanins. Très apte au vieillissement sous bois qui lui donne après quelques années un excellent bouquet et beaucoup de longueur en bouche.

Le cépage Mourvèdre en Provence
Dans l’appellation Bandol, les professionnels de la vigne l’ont baptisé « Roi-Mourvèdre ».
Il a été importé d’Espagne. Les Châteauneuf-du-Pape et les Languedoc ont reconnu, eux aussi, ses qualités.
C’est quasiment le seul Cépage du Midi qui permet des longévités de plus de vingt ans. Elevé en fût de chêne il donne au vin des goûts de vanille ou de plantes exotiques, de mures ou de baies rouges.

Le cépage Mourvèdre en Vallée du Rhône
Caractéristiques générales : cépage de fertilité moyenne. Sa floraison a lieu du 5 au 15 juin, il arrive à maturité à partir d’octobre. Il est très exigeant en chaleur et lumière, surtout dans sa dernière période de maturité ; les zones méridionales lui sont donc les plus favorables. Ses besoins en eau sont faibles mais réguliers. Il est sensible au vent.
Aptitudes œnologiques : ses tanins sont d'excellente tenue pour les vins rouges. L'intensité et la qualité de ses arômes croissent avec le vieillissement. Il dispose d'un pouvoir antioxydant, d'où son rôle dans certains vins rosés dont il prolonge la fraîcheur et enrichit les arômes.
Emploi : Gigondas (15 % minimum de l’encépagement en association possible avec la Syrah), Côtes du Rhône Villages rouges (associé à la Syrah pour 20 % minimum de l'encépagement), Côtes du Rhône rouges et rosés (cépage principal souvent inclus dans l'assemblage des vins destinés à une plus longue conservation).


Le cépage Mourvèdre en Roussillon
Le Mourvèdre est un cépage typique des bords de la Méditerranée. On dit que pour exprimer toutes ses qualités, il doit regarder la mer.

Il renaît dans le Roussillon où il était assez répandu il y a des siècles sous le nom de "Mataro" et donne un vin coloré, charpenté dont les tanins assez rudes s'arrondissent après quelques années de garde.

Synonymie sommaire : Mourvède, Mourvedon, Mourvès, Morvède, Mourvégué, Mourvézé (en Provence), noms tirés de la coloration de la grappe, ainsi que ceux de Négron, Négré Trinchiera, Estrangle-Chien, à cause de la saveur âpre et rude de son fruit.

Le Mourvèdre ou "Mataro" serait originaire de la côte catalane. Son nom lui viendrait d'ailleurs des villes de Murviedro dans la province de Valencia ou de Mataro, près de Barcelone. Il avait presque disparu du paysage viticole français après l'invasion phylloxérique, délaissé lors de la reconstitution du vignoble pour sa production capricieuse et ses faibles rendements.

Cépage de plaine ou de coteaux, voire de flancs de montagne, c'est un plant vigoureux, au port érigé, qui se conduit bien en gobelet sans palissage et supporte bien sécheresse et gelées. Sa maturité est tardive et le réserve aux climats chauds. Sensible au mildiou et à l'oïdium, il résiste bien à la pourriture grise, grâce à l'épaisseur de la pellicule de ses grains.

Le Mourvèdre, cépage rustique, produit des vins colorés, tanniques, assez rudes au départ, excellents après vieillissement. Ils sont alors d'une distinction et d'une complexité difficiles à croire lorsqu'on les a goûtés dans leur jeunesse. Peu oxydatifs, ils gagnent à être élevés en barrique ou, mieux encore, en foudre. Assemblé avec le Grenache, le Mourvèdre compense d'ailleurs la tendance à l'oxydation de ce dernier. En plaine, à rendement élevé et sur des terroirs inadaptés, il perd toutes ses qualités et devient au mieux quelconque.

En plein renouveau dans le Roussillon, ce cépage a souffert pendant longtemps d'une mauvaise réputation due à des implantations sur de mauvais porte-greffes. Le Mourvèdre, seul ou avec la syrah, doit être au minimum de 30% pour les Côtes du Roussillon Villages Lesquerde, de 25% pour les Côtes du Roussillon Villages Caramany, et de 20% pour les Côtes du Roussillon et Côtes du Roussillon Villages (30 % en 2002).

Son bourgeonnement est épanoui, cotonneux blanc à liséré carminé. Les jeunes feuilles sont duveteuses jaunâtres, puis deviennent planes et finement bullées. Les rameaux sont côtelés, entièrement violacés, duveteux au sommet, et les grappes sont moyennes, coniques, étroites, parfois ailées, compactes (GALET). Enfin, les baies sont petites, sphériques, noires, à pruine abondante, à pellicule épaisse, à pulpe fondante avec une saveur âpre.

Le Mourvèdre possède un débourrement tardif, vers le 15 avril à Montpellier, ce qui en fait un plant précieux pour les situations gélives (plaines, bas-fonds) ou même à flanc de montagne. De même, sa maturité est tardive, une semaine après le Carignan. C'est une vigne vigoureuse, au port érigé, qui se conduit bien en gobelet sans palissage. Ce cépage est assez sensible au mildiou et à l'oïdium, mais résiste bien à l'excoriose et à la pourriture grise. Ses souches sont sensibles au froid hivernal.

Son vin est alcoolique, coloré, riche en tanins, rude, très solide, et demande plusieurs années de conservation pour vieillir convenablement. Il présente alors d'étonnantes notes aromatiques, le miel et les épices en particulier. Ses raisins gagnent à être égrappés, ce qui est pratiquement partout le cas aujourd'hui. Des sélections clonales ont permis d'élever sa production de 25-30 hl/ha jusqu'à 50-70 hl/ha mais il perd alors beaucoup de son caractère et sa qualité baisse rapidement.

Dans les pépinières, le Mourvèdre vient en seizième position avec 20,7 millions de greffes-boutures réalisées pendant la période 1980-1988. Ce cépage a été classé recommandé en Provence et dans le Languedoc. Son encépagement en Roussillon est de 434 ha. Il y est présent depuis fort longtemps, mais on ignore comment il a été importé d'Espagne, son pays d'origine. Certains avancent l'hypothèse d'une implantation plus ancienne, datant de la colonisation Grecque ou Romaine. Avant l'invasion phylloxérique, c'était le cépage dominant de la Provence et on le rencontrait même en Haute-Provence (Vin des Mées) et dans le Sud-Ouest.

Douze clones agréés ENTAV-INRA : 233, 234, 244, 247, 249, 369, 448, 449, 450, 450, 520, 245, 248.


Source(s) : Les vins de Provence - Inter Rhône - Vin du Roussillon - CIVL

guillementCépage Mondeuse
Cépage Muller-Thurgauguillement
mets

Accords mets et vins

Ou


Sondage

Sondage

Ou achetez-vous généralement votre vin ?





Résultats

Suivez-nous

Facebook Twitter RSS