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Région Provence


Image 1 Provence

Le vignoble provençal court d'Ouest en Est, sur près de 200 km, des Alpilles jusqu'au massif de l'Estérel.

Situées principalement dans les départements des Bouches-du-Rhône et du Var avec une enclave dans les Alpes-Maritimes, les appellations Coteaux d'Aix-en-Provence, Coteaux Varois en Provence, Côtes de Provence et les dénominations de terroir Côtes de Provence Sainte-Victoire et Côtes de Provence Fréjus produisent des vins d'une grande diversité aromatique, aux accents fort différents mais possédant tous le caractère solaire du climat méditerranéen.

Spécialiste historique des rosés limpides, fruités et généreux, le vignoble provençal n'en produit pas moins des rouges remarquables, puissants et charpentés pouvant vieillir plusieurs années en cave et des blancs aériens, tendres et délicats.

HISTOIRE

Lorsqu'on savoure un vin de Provence, c'est un peu d'histoire que l'on déguste.
Une histoire qui a débuté il y a 2 600 ans, quand les Phocéens fondent Marseille et introduisent pour la première fois en France, une fabuleuse plante : la vigne.
Depuis, l'art de sa culture et la tradition viticole ont fait du chemin.
Toutefois, historiquement, la Provence demeure le tout premier vignoble de France.

Les origines de la vigne en Provence
A partir du IIe siècle avant J.-C., les Romains s'installent sur les terres ligures colonisées quatre siècles plus tôt par les Phocéens.
Ils développent la culture de la vigne et organisent la Provincia Romana : la Provence.
C'est l'époque de la fondation du port militaire de Fréjus, Forum Julii et de la ville d'Aquae Sextiae, Aix-en-Provence. Puis Rome étend son empire et la vigne se glisse dans les pas des conquérants. C'est ainsi que le vignoble se fixe progressivement dans d'autres régions gauloises : Vallée du Rhône, Beaujolais, Bourgogne, Gascogne et Bordelais.

L'influence des moines et des nobles
Après la chute de l'Empire Romain, il faudra attendre le Haut Moyen Age pour voir la vigne se développer à nouveau en Provence, sous l'influence cette fois des grands ordres monastiques.Du Ve siècle au XIIe siècle, les abbayes de Saint-Victor à Marseille, Saint-Honorat sur Iles de Lérins, au large de Cannes, Saint-Pons à Nice et du Thoronet produisent du vin qui n'est pas uniquement destiné à la consommation des moines ou à l'élaboration de vin de messe. Soigneusement commercialisé, il contribue notablement aux revenus des établissements monastiques. A partir de XIVe siècle, les grandes familles nobles, les notables du royaume puis les grands officiers de l'armée royale vont acquérir et gérer de nombreux vignobles provençaux et construire les fondations de la Provence viticole moderne.

La crise du phylloxera
Bien que touchée plus tardivement que les autres vignobles français, la Provence est atteinte, à partir de 1880, par le phylloxera vastatrix. Cet insecte, originaire de l'est des Etats-Unis, parasite des racines de la vigne, détruisit presque la totalité du vignoble provençal. Le greffage des plants français sur des plants américains résistants au phylloxera apporta la solution technique à la crise et permit de reconstruire le vignoble. Au prix de gros efforts techniques et financiers, le monde viticole provençal se rétablit peu à peu.

Les bases de la viticulture moderne
Au tout début du XXe siècle, de nouvelles difficultés, liées à la surproduction, apparaissent. C'est à cette époque que de nombreux viticulteurs sentirent la nécessité de se grouper pour mieux faire face aux difficultés. Le mouvement coopératif était né. En 1935, l'Institut National des Appellations d'Origine (INAO) est créé. Il reçoit pour mission la définition et la fixation par décret du terroir et des conditions de production de chaque appellation d'origine. Pour préserver et renforcer l'identité de leurs vins, les viticulteurs provençaux, forts de leurs 2 600 ans d'histoire, commencent alors la longue marche vers l'Appellation d'Origine Contrôlée.

TERROIR

Deux grands ensembles géologiques, l'un cristallin et l'autre calcaire, coexistent en Provence. Toute la zone ouest et nord du vignoble provençal est constituée d'une alternance de collines et de barres calcaires sculptées par l'érosion. On y trouve des sites remarquables tels la montagne Sainte-Victoire, le massif de la Sainte-Baume ou encore les Gorges du Verdon qui marquent la frontière nord de la Provence viticole. Plus à l'Est, face à la mer, affleurent les massifs cristallins des Maures et du Tanneron. Les paysages, très différents des précédents, sont composés de collines et de petites montagnes aux courbes plus douces, couvertes de végétation arbustive et de forêts. En continuant vers l'Est, entre Saint-Tropez et Cannes, cet ensemble cristallin est troué de traînées éruptives aux roches souvent étonnantes comme les porphyres colorés du massif volcanique de l'Estérel.

Des sols généralement pauvres et bien drainés
A ces deux ensembles géologiques, calcaire et cristallin, correspondent deux formations végétales caractéristiques de la zone méditerranéenne : la garrigue sur sol calcaire et le maquis sur sol cristallin. Aucun de ces deux types de végétation ne peut constituer d'importants apports en humus. En règle générale, les sols de la Provence viticole sont donc pauvres, bien drainés mais souvent sensibles à l'érosion. Ces terrains peu profonds, sans excès d'humidité, conviennent parfaitement à la plante méditerranéenne qu'est la vigne.

Un climat méditerranéen, ensoleillé, chaud et sec
L'ensoleillement est la première caractéristique du climat provençal avec 2700 à 2900 heures par an. Les températures sont particulièrement élevées en été, mais la diversité du relief ménage souvent à peu de distance, des différences importantes. Comme toute zone méditerranéenne, la Provence reçoit ses précipitations, parfois violentes, en automne et au printemps. Les étés sont secs et chauds, parfois brûlants dans l'intérieur, lors des journées sans vent.

Le Mistral, un vent violent mais bénéfique à la vigne
Les vents sont nombreux en Provence et font partie intégrante du climat de la région. Le plus fort et le plus connu est bien entendu le Mistral. Glacial en hiver après avoir glissé sur les neiges alpines, il apporte en été une certaine fraîcheur. Violent et capricieux, le Mistral n'en possède pas moins une qualité remarquable pour le vignoble provençal : vent très sec, il protège la vigne des attaques des maladies liées à l'humidité.

DEGUSTATION

Courgettes, aubergines, tomates, tapenades, rougets, loups de Méditerranée, supions, oursins, violets... un marché provençal est un véritable tableau impressionniste vivant. Couleurs, odeurs et saveurs s'y mêlent en une fête gourmande. La terre de Provence est généreuse et ses vins sont les complices parfaits de cette cuisine naturelle. La diversité des vins de Provence leur permet de s'adapter aux différents plats avec lesquels vous souhaiterez les marier, même les plus exotiques.

Avec les rouges de Provence
S'il est jeune, vif et fruité, le rouge de Provence accompagnera avec bonheur les grillades parfumées de garrigue, les viandes blanches, les gigots, le pot-au-feu froid en salade, les tians de légumes ou encore les tomates à l'huile d'olive. Mais on trouve de plus en plus en Provence des rouges de garde de très haut niveau. Dans leur pleine maturité, après un élevage en barriques, ils s'accordent joliment avec des plats plus puissants comme les viandes cuisinées (daubes, civets, pieds et paquets), les gibiers ou les fromages de caractère.

Avec les rosés de Provence
Véritable plaisir des yeux avec leur belle couleur saumonée, les rosés de Provence, légers, fruités, tendres, nerveux et aromatiques, offrent des saveurs inouïes dont raffole la cuisine provençale : ratatouille, artichauts barigoule, fleurs de courgettes, petits farcis provençaux, loup au fenouil, filet de rouget au thym relevé d'épices, aïoli, soupe au pistou, anchoïade, bouillabaisse. Et s'ils s'enivrent également de la saveur iodée des oursins et des violets, les rosés de Provence ne dédaignent pas pour autant les sushis japonais, la cuisine thaïe, les tajines marocains ou les curry indiens sur lesquels ils font merveille.

Avec les blancs de Provence
En Provence, les blancs sont variés bien que produits en quantité relativement réduite. D'une couleur assez pâle, frais et aromatiques dans leur jeunesse, ils apportent leur fruit à la cuisine de la mer, grillée ou en sauce. Les blancs tendres et parfumés du littoral sont les compagnons des poissons grillés aux herbes, des coquilles Saint-Jacques à la provençale, des brochettes de pétoncles, du ceviche de poissons frais au gingembre. Tandis que ceux de l'intérieur des terres, plus gras, plus « pointus » déjà, apprécieront écrevisses, homard et poissons en sauce.


Source : CIVL


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