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Région Alsace et Lorraine


Image 1 Alsace et Lorraine
Image 2 Alsace et Lorraine

HISTOIRE DE L'ALSACE

Le Vignoble d’Alsace, histoire d’une réussite
Si l’Alsace n’a pas inventé le vin, elle aura eu le mérite de l’apprécier depuis les temps les plus anciens.

Les premières traces de vigne
La vigne, sous des formes assez éloignées des variétés actuelles, a existé bien avant l’apparition de l’homme sur le territoire géographique qui devait former par la suite la vallée du Rhin. Des feuilles de Vitis fossilisées trouvées dans la région de Constance attestent ce fait avec certitude. Par la suite, les périodes glaciaires ont exterminé un grand nombre d’espèces végétales, mais il semble bien que les lambrusques ou vignes sauvages qui étaient, il y a un siècle encore, assez fréquentes dans les forêts du bord du Rhin, soient les descendantes de ces espèces primitives épargnées partiellement par la rigueur du climat de cette époque. Les populations préhistoriques ont su tirer parti des fruits de ces plantes ainsi que le prouvent des amas de pépins de raisins trouvés lors de fouilles auprès de villes lacustres. Mais si les fruits de la vigne ont été utilisés dans cette région depuis des temps immémoriaux, le passage du stade de la cueillette à celui de la culture proprement dite de la vigne s’est effectué après la conquête romaine. Dès le début de notre ère, des vestiges témoignant de l’importance grandissante de la viticulture deviennent de plus en plus nombreux : amas de pépins, restes de fûts de bois, puis peu à peu motifs de décoration utilisés à partir de la vigne sur poteries ou en bas-reliefs. L’existence, dès le IIème siècle, de transports de vin sur la Moselle et le Rhin prouve également que cette production est entrée très rapidement dans l’ère de la commercialisation.

La vigne résiste aux invasions
L’invasion des Germains au Ve siècle amène un déclin passager de la viticulture, mais des documents écrits nous révèlent que les vignobles ont, assez rapidement, repris une importance de plus en plus grande, en relation d’ailleurs avec l’influence prépondérante, sous les règnes des Mérovingiens et des Carolingiens, des évêchés, des abbayes et des couvents fondés en grand nombre à cette époque.

L’âge d’or (du Haut- Moyen-Age à la Renaissance)
Dans son étude sur l’histoire de la viticulture en Alsace, le Chanoine Barth révèle que des documents antérieurs à l’an 900 mentionnent déjà plus de 160 localités où la vigne est cultivée. L’importance du vignoble rhénan ressort également d’un article du traité de Verdun en 843 qui marqua le partage de l’empire créé par Charlemagne.
Cette expansion se poursuit sans interruption jusqu’au XVIe siècle, au cours duquel elle atteint son apogée. Les maisons de style Renaissance que l’on rencontre encore dans maintes communes viticoles témoignent de la prospérité de ce temps où de grandes quantités de vin d’Alsace s’exportent dans toute l’Europe grâce notamment aux transports fluviaux (Ill, Rhin). Durant cette époque naissent aussi diverses réglementations sur les cépages (parmi lesquels sont déjà mentionnés le Traminer, le Muscat, le Riesling etc. ), leur culture et leur vinification, ainsi que des taxes sur le vin extrêmement lucratives pour les municipalités, les monastères ou les seigneurs.

Les fléaux (guerres en tous genres, phylloxéra)
La guerre de Trente ans, période de dévastation par les armes, le pillage, la faim et la peste a des conséquences catastrophiques sur la viticulture comme sur les autres activités économiques de la région. La paix revenue, la culture de la vigne reprend peu à peu son essor, mais l’extension des vignobles se fait principalement à partir de cépages communs, en direction de la plaine et au détriment des coteaux. Un édit royal de 1731 tente de mettre fin à cette situation, mais sans grand succès. Cette tendance s’accentue encore après la Révolution et la superficie de 23 000 hectares enregistrée en 1808 atteint 30 000 hectares en 1828. Il s’instaure une époque de surproduction, souvent fatale aux vignobles de coteaux, aggravée par la disparition totale des exportations et une diminution de la consommation du vin au profit de la bière. Par la suite, les maladies et le phylloxéra ainsi qu’une situation politique peu confortable entre 1870 et 1918 ne font qu’augmenter les difficultés. Il s’ensuit à partir de 1902 une diminution de la superficie du vignoble qui se poursuit jusque vers 1948, tombant à 9 500 hectares dont 7 500 en appellation Alsace.

Le renouveau après la première guerre mondiale
Après la Libération de 1918, deux tendances économiques s’affrontent durement. D’une part, les partisans d’une production de vins de qualité élaborés à partir de cépages typiques et, d’autre part, ceux qui sont persuadés qu’il faut produire des masses de vins bon marché, au besoin à l’aide d’hybridesproducteurs directs. Le choix de la qualité l’emporte de sorte que l’abandon des surfaces plantées en vigne a lieu principalement en plaine, laissant intacts les meilleurs vignobles des communes viticoles traditionnelles.

La période contemporaine: consécration de l’A.O.C.
L’évolution du vignoble alsacien vers une production de vins fins se concrétise par la reconnaissance de l’AOC Alsace par l’Institut National des Appellations d’Origine en 1962. D’autres appellations rejoignent ensuite l’AOC Alsace : en 1975, l’AOC Alsace Grand Cru et en 1976, l’AOC Crémant d’Alsace. Les syndicats professionnels les plus représentatifs dont l’Association des viticulteurs, le Groupement des producteursnégociants, la Fédération des coopératives vinicoles, le Syndicat des vignerons indépendants, réunis au sein du Conseil Interprofessionnel des Vins d’Alsace (CIVA), se regroupent et font régulièrement progresser leur vignoble pour en accroître son rayonnement.

GEOGRAPHIE

L'Alsace, un jardin extraordinaire
Le vignoble d'Alsace, adossé au versant Est des Vosges, profite d'un ensoleillement prolongé tout au long de la journée. Les expositions Sud et Sud-Est, qui sont majoritaires, ainsi qu'une arrière-saison exceptionnelle favorisent la lente maturation des cépages.

Un climat privilégié
La barrière naturelle des Vosges abrite le vignoble alsacien des influences océaniques, de sorte que les précipitations y sont parmi les plus faibles de France (450 à 500 mm d'eau par an). Les chaudes températures d'été suivies d'une arrière saison ensoleillée et des hivers assez rigoureux y sont caractéristiques d'un climat semi-continental. Ce climat privilégié est propice à une maturation lente et prolongée des raisins et favorise l'éclosion d'arômes d'une grande finesse.

Une mosaïque de sols exceptionnelle
La diversité des sols viticoles d'Alsace est sans équivalent en France. Terrains argileux, calcaires, marneux ou encore granitiques, gneissiques, schisteux voire volcaniques s'entremêlent pour une raison facilement compréhensible : il y a environ 50 millions d'années, les Vosges et la Forêt Noire (en Allemagne) ne formaient qu'un seul massif dont l'affaissement a donné naissance à la plaine du Rhin. Le vignoble d'Alsace étant situé sur la zone de rupture entre le massif montagneux resté en place et la plaine, il est normal d'y rencontrer une mosaïque de tous les terrains de l'ancienne couverture. C'est ainsi que la plupart des communes viticoles sont établies sur 4 ou 5 formations différentes. C'est également la raison pour laquelle les 51 aires délimitées de l'appellation Alsace Grand Cru sont parfois de taille très restreinte (chacune ayant des caractéristiques géologiques homogènes).

La Route des vins d'Alsace : 170 kilomètres de bonheur
Une manière pragmatique et agréable d'appréhender concrètement les éléments théoriques qui précèdent est sans doute de parcourir cette route qui constitue, avec Strasbourg, la première attraction touristique d'Alsace. Les superbes sites traversés et l'ambiance particulière qui y règne apportent une autre dimension à la compréhension des vins d'Alsace et des hommes qui les font.

LES MENTIONS «VENDANGES TARDIVES» ET «SELECTION DE GRAINS NOBLES»

L’une ou l’autre de ces deux mentions peut compléter sur l’étiquette les appellations Alsace ou Alsace Grand Cru. Elles désignent des vins exceptionnels produits selon des critères parmi les plus sévères de toutes les AOC françaises.

La quintessence du terroir
Le climat subcontinental du vignoble alsacien avec sa très faible pluviométrie et son remarquable ensoleillement durant la période automnale, est éminemment favorable en grande année au passerillage des raisins ainsi qu’au développement de la pourriture noble et permet ainsi la récolte retardée -bien au-delà des vendanges normales- des cépages Gewurztraminer, Pinot gris, Riesling ou Muscat, au moment où ils offrent toute leur opulence. Les vendanges tardives et sélections de grains nobles, qui doivent présenter une richesse en sucre à la récolte particulièrement élevée (les minima exigés sont, avec ceux des vins de paille du Jura, les plus élevés des AOC françaises), sont des vins de classe exceptionnelle. Le caractère délicat et aléatoire de leur production et de leur vinification, allié à un prix de revient nécessairement très élevé, explique qu’au cours de ces dernières décennies seules quelques maisons alsaciennes s’en soient faites les championnes. Les efforts considérables engagés par ces vignerons ont été récompensés par la reconnaissance officielle des vendanges tardives et sélections de grains nobles, par décret ministériel en date du 1er mars 1984.

Les Vendanges tardives
Elles proviennent des cépages Gewurztraminer, Pinot gris, Riesling ou Muscat récoltés en surmaturité, généralement plusieurs semaines après les vendanges officielles. A l’identité du cépage et à son caractère aromatique s’ajoute la puissance due au phénomène de concentration et au développement de la pourriture noble.
Les Sélections de grains nobles
Elles sont obtenues par tries successives des grains atteints de pourriture noble (Botrytis cinerea). L’identité du cépage se fait ici plus discrète au profit d’une expression liée à la concentration et au Botrytis cinerea. L’intensité des arômes, une charpente très puissante, un caractère moelleux et une longue persistance en font de véritables chefs d’oeuvre.

Des conditions de production strictes
Pour bénéficier des mentions spécifiques “Vendanges tardives” et “Sélection de grains nobles”, les vins des Appellations d’Origine Contrôlées “Alsace” et “Alsace Grand Cru” doivent répondre aux conditions de production très strictes suivantes :
- être issus de raisins récoltés manuellement
- être issus d’un cépage unique et être déclarés et vendus avec mention du nom de ce cépage,
- être présentés obligatoirement avec l’indication du millésime,
- être issus de vendanges de l’un des cépages autorisés (Gewurztraminer, Pinot gris, Riesling ou Muscat) présentant les richesses naturelles minimales du tableau ci-après,
- n’avoir fait l’objet d’aucun enrichissement,
- avoir fait l’objet d’une déclaration préalable lors de la vendange auprès des services locaux de l’Institut National des Appellations d’Origine des vins et eaux-de-vie,
- être présentés, dégustés et agréés à l’examen analytique et organoleptique sous leur mention particulière.

LE VIGNOBLE EN LORRAIN

C’est à l’époque romaine, au 3ème siècle plus précisément, que le paysage lorrain se pare d’un vaste vignoble. Ce dernier connaîtra une ascension fulgurante aux 18ème et 19ème siècles avec plus de 40.000 hectares de vignes, dont 6.000 dans le Toulois.
Malheureusement, dès la fin du 19ème siècle, la production viticole est mise à rude épreuve : le phylloxera ravage les vignes et la Révolution Industrielle accentue le déclin de l’activité. Seulement 10 hectares seront exploités pour la production des vins.
Le vignoble lorrain fait preuve d’une situation géographique et climatique exceptionnelle. Les vignobles des zones tempérées, tels ceux de Lorraine, sont des vignobles de versants ou de côtes. Les côtes (Meuse, Moselle…) sont orientées Nord-Sud et sont tournées vers l’Est, au levant, pour capter le soleil au maximum. Les terrains argilo-limoneux, faiblement calcaires, contribuent à l’exploitation et à la production du Pinot noir et de ses différentes déclinaisons (gris, rosé, rouge).

LES APPELLATIONS

Les vins de Lorraine sont issus de l’alchimie entre les terroirs de la Meuse, du Toulois et de la Moselle, des cépages adaptés au climat lorrain et des savoir-faire transmis depuis des siècles.
Les dénominations Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) Côtes de Toul, Vin de Pays de Meuse, Vin Délimité de Qualité Supérieure Moselle sont les preuves de la maîtrise d’un métier et de l’adaptation aux techniques viticoles les plus modernes. Sous l’orchestration des viticulteurs, l’assemblage des cépages Pinot Noir, Gamay, Chardonnay et Auxerrois permet d’obtenir gris, rouges, blancs et pétillants qui constituent la bande des vins lorrains

INFORMATIONS

Les Vignobles de Lorraine réunissent :
- un panel de produits avec des vins tranquilles et des vins pétillants. Blanc, rouge, gris… le consommateur dispose d’un choix unique pour des vins d’une très grande qualité gustative.
- 2 appellations : Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) Côtes de Toul ; Vin de Pays de Meuse
- 8 catégories de vins différents

- Le vin gris est un vin très original que l’on rencontre principalement en Lorraine. Les vins gris se parent de couleur chatoyantes d’un rose pâle, parfois légèrement saumoné. Le caractère dominant des vins gris de Lorraine est un fruité expressif, légèrement acidulé. Ils sont à boire jeunes dès les premières années qui suivent la récolte.

- Le différence entre un vin gris et un vin rosé tient à la vinification. Les vins gris sont obtenus par pressurage direct. Les raisins rouges sont pressés après un foulage qui permet une légère diffusion de la matière colorante dans le jus. Le jus seul, faiblement coloré, fait ensuite l’objet d’une vinification de type blanc sec.

Sources : CIVA - Comité des Vins de Lorraine


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